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24.09.2026 > 04.10.2026
« Une touche de bleu »
Vernissage le jeudi 24 septembre jusqu’à 21 heures
Exposition du jeudi 24 septembre au dimanche 4 octobre 2026
du mercredi au dimanche de 14 à 19 heures
Caroline Karenine - Petite Poissone - Philippe Baudelocque - Jaune - Oakoak
« Le bleu est la seule couleur qui, à tous ses degrés, conserve sa propre individualité ».
Une exposition, cinq artistes, un thème commun, comme un fil non pas rouge mais bel et bien bleu. Chaque artiste doit s’approprier cette couleur et la faire apparaître dans chacune de ses pièces. En tant qu'élément central, clin d’oeil, fond ou caché... à eux de décider.
Le cabinet d’amateur a confié à Oakoak la curation de cette exposition.
Caroline Karenine est une tatoueuse de renommée internationale et une artiste plasticienne française reconnue pour son univers poétique, ethnique et organique. Son travail artistique se déploie principalement autour de deux axes : Le tatouage ornemental et japonais : Active depuis plus de 15 ans, elle s'est imposée grâce à ses compositions florales sur mesure, ses lettrages délicats et ses portraits de femmes du monde célébrant le métissage et les rituels ancestraux. L'art plastique et textile : En dehors de la peau, elle explore des supports variés comme la céramique, la porcelaine, le textile et le fil. Ses œuvres, souvent exposées en galerie, abordent les thèmes de la fragmentation et de l'unité à travers des paysages abstraits inspirés par le japonisme.
Petite Poissone (née en 1976 à Rives, près de Grenoble) est une street-artiste, illustratrice, poétesse et collagiste française dont le travail est presque exclusivement basé sur le texte. Éloignée des codes traditionnels du graffiti, elle est souvent qualifiée de « poétesse des rues ».
Diplômée de l'École des Beaux-Arts de Caen, elle vit et travaille aujourd'hui à Grenoble. Un univers artistique unique, les aphorismes et la poésie urbaine. Depuis 2011, elle colle dans l'espace public des phrases courtes, des formules chocs et des réflexions poétiques teintées d'humour noir, caustique ou absurde. Ses textes abordent le quotidien, l'amour, mais portent aussi des messages féministes et politiques engagés (contre le sexisme, le racisme et les violences faites aux femmes). Son style se reconnaît immédiatement grâce à sa propre typographie rigoureuse, presque scolaire. Elle n'utilise que très rarement des illustrations, préférant laisser toute la place à la force des mots. Elle colle ses textes imprimés sur vinyle ou sous forme de stickers sur des éléments du mobilier urbain (bancs publics, trappes métalliques, poteaux). La rue lui sert de journal intime partagé, créant une proximité directe et instantanée avec les passants pour provoquer un sourire ou une réflexion. En parallèle de ses collages de rue, son travail se décline sous forme de carnets artisanaux, d'œuvres sur toile, d'expositions en galeries et de livres de littérature jeunesse.
Philippe Baudelocque est un artiste contemporain français né en 1974 à Yerres, largement reconnu pour ses fresques monumentales fusionnant les codes du street art et du dessin académique. Il s'est particulièrement fait connaître du grand public à partir de 2009 grâce à sa série emblématique « Cosmic Animals », des animaux totémiques dessinés minutieusement à la craie blanche sur fond noir dans les rues de Paris (notamment rue du Pont-aux-Choux). Élevé par un père artiste animalier et une famille de musiciens, il fait ses premiers pas artistiques à la fin des années 1980 dans le milieu du graffiti francilien sous le pseudonyme de « FUSION ». De cette époque, il conserve le goût du gigantisme, du travail de la lettre et de la confrontation directe avec l'environnement urbain. Il prend ses distances avec le street art traditionnel après un voyage à New York et intègre l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris, dont il sort diplômé en 2002. Ses œuvres complexes s'articulent autour du motif de la cellule. Il fragmente le contour de ses sujets (animaux, arbres, corps) en une multitude de structures géométriques, organiques, minérales ou cosmiques, reliant l'infiniment petit à l'infiniment grand. En choisissant la craie, un matériau hautement vulnérable aux éléments et aux frottements, l'artiste intègre pleinement la fragilité et la temporalité du monde vivant au cœur de son travail de rue. Fait notable, Philippe Baudelocque est daltonien. Ses compositions ont ainsi longtemps privilégié le contraste pur du noir et blanc, bien qu'il explore régulièrement la couleur et d'autres médiums pour de grands projets urbains. Centre Pompidou, Museum d'Histoire Naturelle d'Orléans, ou le MACRO à Rome. En dehors des murs de la rue, il expose régulièrement en galerie et réalise des installations immersives thématiques, à l'image de sa fresque monumentale Tree of Life ou de son projet Jardin Bo Kay.
Jaune est un artiste pochoiriste et intervenant urbain belge basé à Bruxelles, célèbre pour ses mises en scène miniatures d'éboueurs et d'agents de voirie. Actif depuis 2011, son travail s'inspire de sa propre expérience d'étudiant lorsqu'il travaillait l'été dans un service de collecte des déchets à Bruxelles. Il peint des figurines d'une quarantaine de centimètres représentant des employés municipaux et des travailleurs de la propreté. L'artiste joue sur le contraste entre ces tenues fluorescentes très voyantes et l'habitude des passants à ne plus prêter attention à ces travailleurs de l'ombre. Ses petits personnages sont représentés dans des situations comiques, poétiques ou surréalistes (en train de faire la fête, de se disputer ou de vivre une aventure fantastique sur un mur ou un boîtier électrique). Il utilise principalement le pochoir et le trompe-l'œil pour intégrer ses œuvres de manière réaliste dans le décor de la rue.
Oakoak (prononcé « wak wak ») est un artiste urbain français originaire de Saint-Étienne, né dans les années 1980 et actif depuis 2006. Célèbre pour son anonymat, il transforme le mobilier urbain et les imperfections de la rue en scènes poétiques, humoristiques et mémorables. L'artiste utilise des éléments préexistants de la ville (fissures, passages piétons, poteaux, grilles d'égout) comme point de départ de ses créations. Ses œuvres intègrent régulièrement des références à des bandes dessinées, aux jeux vidéo classiques (comme Pac-Man) et à des cartoons. Il emploie principalement le collage, le pochoir et de petites installations d'objets pour surprendre les passants. |