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Marie RameauRichard LaillierVermibus

15.03.2018 > 25.03.2018

« Clair-Obscur »

Stéphane Fromm, Richard Laillier, Marie Rameau et Vermibus

Quatre artistes réunis entre ombre et lumière. Peintures, dessins, collages et photographies pour une ambiance noir et blanc ou presque. Stéphane Fromm peint des corps, fantomatiques, transparents, parfois seuls ou en couple, ils brillent dans la nuit d'une aura luminescente. Richard Laillier utilise la pierre noire, en partant du néant il crée la lumière et nous laisse entrevoir la chair mise à nu ; de pâles lueurs redonnent vie à ces figures humaines sorties tout droit de l'abîme. Les paysages de Marie Rameau nous transportent dans un univers silencieux ; pas de repère, un monde hors du temps, un arbre, quelques personnages au loin perdus dans une neige argentée, un ciel de plomb, il faut s'approcher très près pour traverser le miroir. Vermibus brouille les pistes, mélange les codes, joue sur l'identité. Ses collages sont plutôt des déchirures, celles des êtres confrontés à la dépression, la nostalgie, l'introspection et l'isolement. Quatre visions en clair-obscur, une exposition dense et intime, puissante et sensible, pour amateurs passionnés.

Vernissage le jeudi 15 mars 2018 à partir de 18 heures
Exposition du jeudi 15 au dimanche 25 mars 2018

https://www.facebook.com/events/972347539585998/

Stéphane Fromm

Stéphane Fromm - « Petits insomniaques » - 2017 - Encres et huiles sur papier - Format 50 x 76 cm

Stéphane Fromm

« Il faut cependant en revenir, devant cette peinture, à la réalité incontournable de la naissance qui de Job à œdipe nous fait homme et nous condamne à jouir de la vie comme à en souffrir, pour y rencontrer sans cesse l’ombre portée de ce qui n’est plus sur ce qui n’est pas encore, mourir et renaître sans fin, nouvel embryon, rêve d’un autre, fantôme, reflet ou double. Descendant inengendré ou ancêtre survivant, entre la désolation de l’oubli et l’amour de la mémoire. Homme mortel / immortel défunt. C’est ainsi que l’artiste habite le monde, tout en n’étant pas du monde, éveillant ses images en noires métamorphoses sur des plages de lumière, et sans lui le monde ne serait pas. » Michel Mathieu

Les oeuvres s’organisent en séries, rarement closes, « attente », « ungebornen Enkel », « rapport », verres dépolis, « ultima sigaretta » … L’origine est toujours le corps, en recherche de ses propres limites, parfois seul, parfois perdu dans  l’autre, couple en « rapport ». Mais récemment, peut-être parce que le corps est soumis à une grande indétermination, des formes simples émergent (cercle et linéarité souvent en tension) des objets se sont détachés. Ces objets habités (cigarettes, paint box, lunettes, verres…) retiennent de leur origine et sont tout aussi, voir plus, parlants. On pourrait dire que les séries entretiennent un lien de parallélisme, chacune autonome, comme si une même chose était à l’œuvre répondant à des lois différentes. Le peintre passe de l’une à l’autre pour éviter de s’installer, se déplace… Entre elles finalement l’essentiel ? Ce parallélisme est d’une géométrie peu rigoureuse, elles s’infléchissent, s’opposent, se nourrissent; une petite déviation … et une nouvelle arrive. Dernière série naissante « Dämmerung », car cela signifie à la fois le crépuscule et l’aube, où deux corps composent au gré d’une ligne d’horizon incertaine et d’un entre-deux de lumière.

Richard Laillier

Richard Laillier - « Songe de Jacob » - 2018 - Pierre noire sur carton - Format 20 x 30 cm

Richard Laillier

Autodidacte né en 1961, il rencontre en 1977 le musicien Michel Sikiotakis avec lequel il jouera jusqu’en 1982. il commence à peindre puis à photographier - première exposition personnelle en 1986 au Théâtre du Ranelagh. Le 15 mai 1991, effaçant à la gomme un trait de mine de pierre noire malencontreux, il réalise son premier dessin avec ce médium qu’il ne quittera plus, recherchant dans le noir la lumière des corps. Après une longue et enrichissante collaboration avec les galeries Koralewski à Paris et Fred Lanzenberg à Bruxelles, ses dessins seront ensuite représentés par la Galerie Guigon - Paris, la Galleria del Leone - Venise et Rome, et Fadi Mogabgab – Beyrouth et la galerie Point Rouge à Paris.

Parallèlement au dessin, il étudie la machinerie de théâtre et intègre en 1995 la machinerie de l’Opéra National de Paris. A la suite d’une première scénographie à Nancy en 1993 au Théâtre de Lillebonne, il est contacté par le metteur en scène David Géry pour lequel il signe la création graphique et la création machinerie du Britannicus. En 1994 les éditions Jean-Pierre Faur publient Noires, recueil sans texte de dessins pornographiques. En 1997 il rencontre Marti Hohman et participe par des entretiens à sa Thèse d’État, à l’Université de Harvard : When she was bad : a study of Sex-Positive Pornographies. De 1993 à 2008 il collabore aux créations théâtrales de Sabine Larivière en tant que scénographe.- En 2005 et 2006 intervient en tant que plasticien et dessinateur aux deux derniers défilés des collections hommes de la marque 0044, puis en 2007 crée avec le Styliste S. Shimamura un ensemble de dessins pour le défilé Paradise Lost d’après le poéme de John Milton. La même année il réalise 17 dessins pour le tirage de tête de Punir de Rodrigue Marques de Souza aux éditions Fissiles et est invité à participer à une conférence dans le cadre du Premier Salon du Dessin Contemporain de Paris. la Maison du Théâtre et de la Danse d’Epinay sur Seine lui commande 6 installations, une performance et une exposition pour la saison 2008-2009 auxquelles viendront s’ajouter l’étude pour une scénographie du Tartuffe pour la saison suivante. En 2005, avec Isabelle Horovitz et le cinéaste Pascal Aubier, il réalise deux installations sous le nom collectif d’Arthur Mille. En 2007 il monte toujours avec Isabelle Horovitz et Pascal Fleury Quelque Chose de L’Enfer, pièce pour 2 danseurs d’après la Comedia et la Vita Nuova de Dante. Continuant ses recherches en performances, il présente en avril 2008 Voix de Tête et Alice des Deux Côtés du Miroir à la Galerie Kennory- Kim puis en septembre , il écrit avec l’écrivain et dramaturge Pierre-Antoine Villemaine Détracement qui sera présenté à la Maison de L’Autre - Usine Anis Gras à Arcueil. Ne délaissant jamais le dessin, il a été notamment convié pendant l’été 2010 à un hommage à Alfred Kubin à l’Abbaye d’Auberive. En 2010 il conçoit Autour de Narcisse performance pour 2 danseurs, en octobre Philippe Decouflé l’invite à collaborer à la création de la pièce Octopus. En 2011 il crée avec le chorégraphe Guillaume Bordier Fragment 14, pièce pour 5 danseurs.

En 2012, Quelque Chose de L’Enfer est accueilli en résidence à la Villa Rose à Malakoff puis joué en novembre dans le cadre des Rencontres Improbables à Bayonne. En novembre 2012 commence à Bucarest l’exposition Paris vs Bucarest présentant les œuvres de six artistes, roumains et français, exposition qui tournera tout au long de l’année 2013 en Roumanie.

Lors des Rencontres Improbables de Bayonne, il fait la connaissance d’Antoine Bataille avec lequel il collabore pour créer Mais Mon Cœur Restera Celui d’un Chien d’après Boulghakov - créé en février 2013 au Sentier des Halles à Paris puis Rhapsodies Bâtardes, créé en mars au Café de la Danse à Paris. En novembre il collabore avec Pippo Delbono afin de réaliser la première exposition de ce metteur en scène et réalise avec lui une série d’entretiens. En janvier 2014 il crée la performance l’Homme sans trait dont il réalise une version filmée puis un autre volet des Rhapsodies Bâtardes qui est présenté à la Chapelle Sainte Anne de Tours avec Anne Bothuon, Isabelle Horovitz, Pascal Fleury et Antoine Bataille. L’Homme sans trait sera présenté une première fois à Paris lors d’une performance/concert avec Antoine Bataille au Café de La Danse en juin à Paris.

Tout en continuant son œuvres dessinée il conçoit avec Pippo Delbono l’exposition performance Ma mère et les autres présentée en septembre 2014 à La Maison Rouge à Paris ainsi que la projection performance de Questo buio Feroce dans le cadre de La Nuit Blanche 2014 puis en décembre une conférence/performance, Zones d’ombre, dans le cadre des Salons d’Œdipe et réalise le court métrage (H)ombre avec Isabelle Horovitz.

2015 commence par la troisième Rhapsodie bâtarde à Paris, qui s’enchaîne avec les dessins pour le roman Théorème de l’assassinat de Jean Streff et ceux pour le roman Un vitrail de plus de Brigitte Fontaine. Ce sera ensuite la scénographie de The Light créée à Turin sur la symphonie de Philip Glass pour la chorégraphe Alice Valentin/Compagnie K.D.P. puis plusieurs expositions collectives ainsi que la création de la performance Faire Face pour le concert d’A. Bataille à l’Européen à Paris puis Faces à la galerie Akiza. En juin il retrouve Pippo Delbono pour continuer Ma mère et les autres au festival d’Asti. En septembre, le film Corpus que Vladimir Vatsev lui a consacré reçoit le grand prix du jury au premier Marché International du Film sur les Artistes Contemporains au Mans.

A l’automne Il enchaîne avec deux expositions personnelles à La Cave Showroom à Paris puis à la Galerie Lanzenberg à Bruxelles tout en concevant pour La Chapelle Ste Anne à Tours le Théorème de l’assassinat, exposition polymorphe composée de dessins, installations, vidéos, création sonore et performances. Suivent plusieurs expositions collectives (Paris, Tel-Aviv, La Havane, Bacau), la quatrième Rhapsodie Bâtarde (Tours, Paris) et deux performances-spectacles (Lumière des Cendres et Schwarze puppen - Tours) puis commence une série d’entretiens avec Michel Archimbaud qui sera publiée en mai 2016. En février il collabore à la création du clip Dangereuse du chanteur Christophe et en mars une nouvelle exposition personnelle à Paris (Point Rouge galerie) lui permet de présenter ses dessins sur bois d’icônes réunis pour la première fois. Il présente une Rhapsodie Bâtarde en avril avant la création avec Antoine Bataille d’une nouvelle performance Le village d’à côté pour laquelle il réalise un dessin mural de 8 mètres sur 2.

Il prépare en mai la reprise de Quelque Chose de L’Enfer à Nancy suivi d’une nouvelle Rhapsodie Bâtarde au Lenin Café, plusieurs expositions collectives à Paris ainsi qu’une exposition personnelle à la galerie Audrey Marti à Saint Malo avant une nouvelle rhapsodie bâtarde à l’Institut culturel de Roumanie de Lisbonne en novembre puis toujours avec Antoine Bataille et Vladimir Vatsev ce seront en décembre 2016 deux spectacles à la Chapelle Sainte Anne : Cantos illégitimes I et II.

En février 2017, commence une résidence de 7 semaines au Hangart à Paris qui lui donne l’occasion d’inviter 12 artistes du spectacle vivant et de la performance autour de ses dessins et d’écrire une nouvelle Rhapsodie Bâtarde, suivi en mars par l’exposition personnelle De l’opposition des lumières à l’Hybridarium de La Rochelle et une nouvelle scénographie pour Ma mère et les autres avec Pippo Delbono à Bonlieu – Scène Nationale à Annecy.

10.10.2013 > 25.10.2013

Black & Blanc

BOULAIRE / KESA / KNOBLAUCH / LAILLIER / LAVALETTE / LEVALET

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Marie Rameau

Marie Rameau - « Paysages silencieux » - Photographie argentique sur miroir - Format 4 x 6 cm

Marie Rameau

Paysages silencieux
 
Un usage pictorialiste de l’image dans un refus du naturalisme.
Le vide n’est pas l’absence.
Des paysages tels des résurgences de moments passés en compagnie d’êtres singuliers.
Des portraits muets, palimpsestes invisibles.
Des arbres, squelettiques et dénudés, figurants peu discrets d’un hiver long et froid.
Des paysages de neige, dans lesquels on avance, contraint à ne plus revenir en arrière tant on a marqué de ses traces l’espace laissé derrière soi.

Silent landscapes

A pictorial use of the image, in a refusal of naturalism.
The emptiness is not the absence.
Landscapes like remembrances of moments in company of singular people.
Dumb portraits, invisible palimpsests.
Skeletal and nude trees, characters so little discreet of a long and cold winter.
Snowy landscapes we enter, constrained not to come back, so many are the traces in the space left behind

Marie Rameau est photographe et auteur. Elle pratique la photographie depuis son enfance. Elle a étudié la technique dans une école de cinéma et commencé à travailler en faisant de la photographie de théâtre et de plateau. Depuis le début des années 2000. Elle se consacre à son travail personnel, qui allie photographie et écriture.

Vermibus

Vermibus - « A fuego lento » - 2016 - Collage - Format 15,5 × 22 cm

Vermibus

Une série de rares collages créés au cours de l'année 2016 marque une nouvelle période dans travail de Vermibus. Dans celui-ci, il retourne en studio et explore les possibilités expressives et intimistes du petit format. Le changement dans sa pratique a pris Vermibus par surprise, même s'il est venu naturellement, il est une extension plus personnelle de son activisme public. Les nouveaux collages abordent les problèmes liés à la dépression, la nostalgie, l'introspection et l'isolement. Nous pouvons lire ces messages dans les titres des œuvres et dans la façon dont les images sont composées. Le principe féminin est confronté au masculin, les contraires esthétiques sont liés et abordent les questions liées à l'identité.

Pour ceux qui connaissent l'œuvre de Vermibus, cette série de collages miniatures est une nouveauté plutôt intrigante. L'artiste diversifie son champ d'action, plongeant inconsciemment dans un domaine plus historique. La nature de ces collages pourrait même sembler inhérente, ils possèdent une grande partie de l'esprit du surréalisme, faisant souvent référence à des formes et des méthodes trouvées dans les œuvres de Man Ray ou Hannah Höch. Ces pionniers du photomontage ont utilisé la photographie et le collage pour livrer un message différent. La palette noir et blanc est une évidence et permet de montrer l'élément viscéral de ses œuvres.

Vermibus, né en 1987, à Palma de Majorque en Espagne, commence le graffiti dès son adolescence. En 2003, il s’installe à Madrid où il explore différentes techniques et rencontre les membres du collectif TGLQV (¿Te Gusta Lo Que Ves? - Do You Like What You See ?) connus pour leurs pochoirs anti-pub. Il travaille comme illustrateur puis comme photographe dans une agence. À la fin de l'année 2010, à l’occasion d’un voyage à Berlin, il est séduit par la scène artistique et décide de s’y installer pour commencer une nouvelle vie.

Il intervient directement sur les affiches avec des solvants, après frottage, grattage et manipulation des couleurs, il créé de nouvelles images bien éloignées des publicités originales.

Son premier projet à grande échelle a été Unmasking Kate (2012), où il utilise Kate Moss, une icône de la mode mondiale, comme cible pour contester l'industrie de la mode.

En 2013 avec Dissolving Europe, il élargi son champ d’intervention sur les affiches publicitaires d’Amsterdam, Bruxelles, Paris, Milan et Vienne.

En 2015, il se lance dans un nouveau projet, Unveiling Beauty, en collaboration avec la galerie Open Walls de Berlin. Il décide d’intervenir pendant la Fashion Week de New York, Londres, Milan et Paris.

Au cours de ces quatre dernières années, Vermibus a réalisé plus de 600 interventions dans l'espace public à travers le monde. Ses œuvres nous parlent de la société contemporaine, mettant en lumière les questions liées à la beauté artificielle, au glamour et à la consommation.

08.06.2017 > 23.06.2017

Alias, SP38, Vermibus - « Made in Berlin»

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10.11.2016 > 20.11.2016

Vermibus - « Llanto del alma»

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