La plante directement posée
sur la vitre du scanner apparaît comme une variante actualisée
de l'herbier du botaniste.
Qui n'a jamais trouvé une herbe séchée
entre deux pages d'un livre, sans explication, sans date, sans étiquette.
Puis refermé le livre sur le trésor pour ceux qui
sauront déchiffrer ses mystères.
Ici, l'herbier joue avec l'inconnu, les lacunes,
les amalgames, faisant glisser l'imagerie scientifique traditionnelle
vers une forme intemporelle sur la vitre du scanner.
Une hypothèse de beauté technologique
fabriquée sur le dos de la nature est émise par l'artiste
regardant par dessus l'épaule du scientifique. Prétexte
à faire danser les formes et les couleurs de la nature digitalisée. |