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/L'Origine du monde/

Jean-Marc Gauthier
original, multiple, suite...

L’Origine du Monde
(2001-2008)

Poème infini en 24 séries
de 10 éléments pour l’instant
(encre de Chine sur papier d’Inde fleur de coton)

Le travail de l’eau et de l’encre de Chine s’est penché sur la mémoire du corps.

 

01 - L’origine
02 - La perle
03 - Le cercle
04 - L'arbre
05 - La figure
06 - La main
07 - La spirale
08 - L'étoile
09 - Le signe plus
10 - La goutte

« L'Origine du monde »
en 10 éléments et 24 images seconde

« C'est un poème visuel ouvert - un jour il y aura peut être un onzième élément - je en sais pas encore. C'est une sorte de hiéroglyphe imaginaire et diffractal. Pour l'instant on peut dire qu'il dure 10 secondes et une éternité, ou alors qu'il mesure environ 230 m2 dans sa forme développée - scrabble nénuphar nébuloïde.

Le départ du projet est venue d'une rêverie au pied des falaises entre Fécamp et Yport. Je travaillais sur un projet qui me questionnait sur le lieu de naissance des images et leurs mouvements. Cela provenait d'une recherche sur les débuts du cinéma et des premiers travaux d'Etienne Marais. Aussi, j'étais amené à me questionner sur les lieux d'habitation de la mémoire. Il fallait que ma rêverie se concrétise sur un objet : je m'intéressais au trou que l'on trouve dans certains galets et me demandais comment ils avaient pu se former. Cela m'amena au lieu de la naissance tout simplement : avant les images. A l'hypothèse des lieux de la mémoire. Je décidais de choisir l'œuvre emblématique de Courbet « L'Origine du monde » - je travaillais depuis deux ans sur « La Commune - Paris 1871 » - un projet de théâtre filmé (cela coulait de source). Le jeu consistait à m'aventurer dans sa diffraction poétique à l'aide d'éléments qui m'apparaissaient spontanément par intuition, par association d'idées sensuelles. Chaque élément répété 24 fois afin que chacune des images consiste en un film d'une seconde - selon le principe des 24 images seconde.

Le processus de création est relativement proche de la calligraphie. Il consiste à rendre mouillé avec un large pinceau chargé d'eau la surface de l'image et de la révéler avec l'encre de Chine à l'aide d'une plume. Avant de commencer ce grand ensemble sur papier fleur de coton, il y eu une phase préparatoire sur du papier à dessin classique plus proche du monde sous-marin. Cela donnait des ambiances un brin tanguynesque. »

A cette suite inachevée, il manque un dixième élément, sans doute « la goutte d’eau » selon Jean-Marc Gauthier.

Jean-Marc Gauthier

 

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