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Michèle Mascherpa
Michèle Mascherpa
Catherine Garrigue
Catherine Garrigue
Marie Rameau
Marie Rameau

14.06.2018 > 24.06.2018

PetitePoissone

MIXTE(S)

Catherine Garrigue, Michèle Mascherpa, PetitePoissone, Marie Rameau

Vernissage le jeudi 14 juin à partir de 18 heures
Exposition du jeudi 14 au dimanche 24 juin 2018

Le cabinet d'amateur a choisi de vous présenter quatre artistes, quatre visions très personnelles entre expression et introspection. Catherine Garrigue, Michèle Mascherpa, PetitePoissone et Marie Rameau, réunies pour une exposition où se côtoient : textes, dessins, gravures et photographies.

Catherine Garrigue

J’ai commencé à dessiner en 2011, après une période de tension affective. Au début, je recherchais, avant tout, à sortir de mon quotidien. Bloc de dessin, petit format, je gribouillais, au simple « bic », ce qui me passait par la tête, sans aucune référence à une esthétique quelconque, autour d’une gestuelle guidée par des pulsions intérieures. Aucune préméditation, juste l’évasion, à travers la pratique du dessin. Je découvrais, petit à petit, des images plus cohérentes.
Le « étonnez moi » me donnait une impulsion à reprendre, ainsi, presque obsessionnellement, tous les soirs, cet exercice que je voulais le plus automatique possible. Le « sans queue ni tête » m’évadait à travers une excitation de la découverte.
De plus en plus, des thèmes, principalement, les fleurs, les visages, les insectes se dégagèrent de ce chaos… L’abstraction et figuration n’étaient plus antagoniques. J’ai alors abordé le dessin d’une façon plus formelle, sur des formats de plus en plus grands. Je traitais les sujets, toujours au stylo bic, mais avec plus de recherches et de passion. Mon propos s’affinait, à ce qu’il me semblait. Sont apparus des personnages entremêlés de plantes, d’oiseaux, dans des entrelacs proches de la dentelle voyageant dans des univers sans début ni fin, des fleurs aux arabesques élégantes, des insectes mi-plantes, mi-hommes. Ne jamais effacer, telle était ma ligne de conduite.
Au fil des années, j’ai choisi d’utiliser d’autres médiums, tels que les feutres noirs ou l’encre blanche, avec des rehauts d’or, de vermeil ou de cuivre. La couleur du papier devient, également, importante pour accompagner mes dessins, parfois noir, sépia ou traditionnellement, blanc.

Michèle Mascherpa
Michèle Mascherpa

Michèle Mascherpa dessine comme elle écrit, écrit comme elle dessine. Son écriture devient plastique et prend une place considérable dans son travail.
Elle pratique l'allusion, la figure de rhétorique consistant à dire une chose avec l'intention d'en faire entendre une autre. Elle revient à l'essence même de l'écriture comme geste, le mot est parfois lisible, compréhensible et parfois il devient un élément graphique à part entière.
Ses dessins sont réalisés de manière très spontanée sur un papier préparé de longue date, qui mature tel un épiderme et se charge d’éléments graphiques et de collages. Les dessins et les textes s’y inscrivent en profondeur. Le temps est à l’oeuvre dans chaque pièce, qui évolue, restitue ou avale ce qui y a été accueilli au moment de la réalisation. Le mot gravure viendrait soit du grec graphein -écrire- soit plutôt, de l'allemand graben – creuser.
Cette technique s’est donc imposée à Michèle Mascherpa, elle lui permet un travail en profondeur en plusieurs étapes. Le moment de l’encrage est essentiel dans son processus de création, éloigné de la technique pure, elle renoue avec les gestes du peintre, ce qui fait de chaque épreuve une pièce unique.

MHD

PetitePoissone
Emmanuelle PetitePoissone

Artiste grenobloise née en 1976. Son travail est essentiellement basé sur le texte, parfois seulement agrémenté d'images. Elle note ses impressions dans des carnets remplis chaque jour, qui deviennent des livres édités artisanalement, mais desquels sont également issus les textes qu'elle colle dans la rue ou sur des objets du quotidien.
La recherche de rupture et de décalage constitue le fil rouge sa production, tant dans la forme que dans le fond. Des textes très propres - découpés et alignés au millimètre près - collés sur les murs sales de la rue, des mots doux présents dans l'inconscient collectif (proverbes, chansons populaires) détournés de façon parfois vulgaire, des messages féministes ornant les ustensiles ménagers emblématiques de la femme au foyer des années 50/60. Pour créer une réaction, l'humour est distillé dans les revendications.

Marie Rameau
Marie Rameau

Paysages silencieux
 
Un usage pictorialiste de l’image dans un refus du naturalisme.
Le vide n’est pas l’absence.
Des paysages tels des résurgences de moments passés en compagnie d’êtres singuliers.
Des portraits muets, palimpsestes invisibles.
Des arbres, squelettiques et dénudés, figurants peu discrets d’un hiver long et froid.
Des paysages de neige, dans lesquels on avance, contraint à ne plus revenir en arrière tant on a marqué de ses traces l’espace laissé derrière soi.

Marie Rameau est photographe et auteur. Elle pratique la photographie depuis son enfance. Elle a étudié la technique dans une école de cinéma et commencé à travailler en faisant de la photographie de théâtre et de plateau. Depuis le début des années 2000. Elle se consacre à son travail personnel, qui allie photographie et écriture.

 

Le cabinet d'amateur
12 rue de la Forge Royale
75011 Paris

du mardi au samedi de 14 à 19 h
et le dimanche de 14 à 17 h

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