| HORS LES MURS
Ils œuvrent aussi dans la rue...
Hélène
Lhote, Miss.Tic,
Mosko
et associés, Paella,
Thomas
Prolongation jusqu'au samedi 15 janvier
2011
Sous l'appellation « Street art » la
confusion règne. La Rue comme tremplin, comme support, comme
outil, comme vitrine. On oublie que les moyens utilisés par
les acteurs de ce mouvement, qui fête ses quarante ans, sont
des techniques qui proviennent de l'atelier : peinture, collage,
pochoir, mosaïque... Et de reprocher aux artistes dits urbains
d'exposer leurs œuvres en galerie, ou remettre en question
leurs raisons intrinsèques, ce serait estimer que :
Les galeries devraient leur refuser leurs cimaises.
Les artistes vivent de l'air du temps.
Ces derniers n'ont pas l'intelligence de leurs modes d'expressions.
Cinq visions urbaines, des techniques et des univers
différents, des artistes qui interviennent dans la ville,
mais pas seulement, qui ont su s'affranchir des limites du support,
du dedans et du dehors, pour s'exprimer en toute liberté
et créer une œuvre personnelle et engagée.
L.N.2.3
: Inventeuse de formes associant le verre, l'émail,
le métal, la lumière, Hélène Lhote appose
sa griffe trilobée de miroirs (labellisée L.N.2.3)
aux quatre recoins de la ville, afin que la lumière s'y accroche ;
Réminiscence des mosaïques persanes de son enfance.
Miss.Tic
: La papesse de la poésie murale exhibe l'image
de la femme contemporaine libérée de tous les préjugés.
Elle s'est vite révélée peintre en se posant
la question du support de ses œuvres réalisées
au pochoir.
Mosko
et associés : En militant pour la survie d'un
quartier parisien, la Moskowa, comparable à une réserve
patrimoniale, Gérard et Michel se sont rendus compte de l'universalité
urbaine de leur imagerie animalière pochoirisée, jusqu'à
ce qu'un public manifeste son désir d'adopter leur bestiaire
à domicile.
Paella
: Parallèlement à sa peinture avec comme
seul trait commun le point d'interrogation du visage spiralé
de son personnage, il colle ses affichettes sérigraphiées
sur les gouttières, depuis 25 ans, dans la tradition Agitprop
de Mai 68 mâtinée de la génération Pub.
Thomas
: Empreintes, relevés, reflets, Thomas fait
du « Land Art en ville ». Il ne laisse que peu de traces
de son passage. Vous n'avez peut-être jamais vu son travail
sur les murs, il faut s'approcher beaucoup plus près pour
découvrir comme un trésor ses enrichissements de fissures
avec de l'or et des diamants.
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