|
Jean-Pierre Duffour est né
le 18 décembre 1945 à Aix-en-Provence ainsi que dans
un petit village du Gers. Très vite il demande et obtient
la nationalité gersoise. A cette époque il s'appelle
Iggy Pop et travaille avec sa tante pour accompagner les vaches
dans leur pré et pour donner à manger aux poules,
pintades, lapins ou cochons qui prolifèrent dans la région.
Après une scolarité durant laquelle il excelle dans
toutes les matières, surtout le dessin à quoi il donne
toute la place dans ses cahiers tandis qu'il réserve la marge
aux cours de mathématique ou de physique, il obtient son
bac au Lycée français de Rome. Tout ça à
cause d'une histoire de métro qui devait initialement s'arrêter
à Paris mais en avait été détourné
par la force de Coriolis. Revenu à pied à Paris, il
devient champion de France de ping pong par équipes. Il se
met à travailler pour de bon dans une classe préparatoire
de l'école d'art Met de Penninghen.
Il hésite alors fortement entre trois carrières:
pilote de Formule 1 (mais il a déjà du mal à
contrôler une R5, mieux vaut laisser tomber), chanteur de
rock (mais il a oublié sa guitare à Rome), il ne lui
reste donc plus que le dessin. Malheureusement il réussit
le concours de l'Ecole des Arts Décoratifs où il va
s'ennuyer et glander pendant cinq ans. Son diplôme (acquis
de manière quelque peu douteuse) en poche, il devient illustrateur
pour la jeunesse et pour des agences de pub peuplées d'escrocs,
et c'est pas très marrant, surtout que quelqu'un lui a fait
remarquer que le nom d'Iggy Pop est déjà pris. Jean-Pierre
Duffour décide alors d'adopter le pseudonyme de Jean-Pierre
Duffour, c'est plus confortable pour tout le monde.
Ensuite, tout s'enchaîne: Après avoir
peint quelques couvertures de livres science-fiction, et fait des
illustrations pas trop mal pour l'Ecole des loisirs, il travaille
comme homme à tout faire, sauf le ménage, aux éditions
Gilou, et il publie son premier album, "Fonstres Mous".
Il rencontre alors Lewis Trondheim et ils décident de faire
un album de bande dessinée ensemble, "Gare centrale".
Notre joyeux luron publie aussi des histoires courtes pour la revue
japonaise "Morning" (éditions Kodansha) et pour
la revue "Lapin" (éditions "l'Association"),
dont certaines avec Loo Hui Phang.
S'ensuivront des albums pour l'Association et les
éditions Rackham en particulier, passons sous silence les
illustrations mièvres ou racoleuses qu'il fait parallèlement
pour pouvoir manger un peu. Après l'atelier Nawak où
il côtoie d'autres dessinateurs, il opte pour l'Atelier des
Vosges où il se marre bien avec Christophe Blain, Gwen de
Bonneval et Marjane Satrapi avec qui il fait un album pour enfants.
Il essaie un peu plus tard l'atelier de la Piscine mais finalement
il préfère travailler tout seul, d'autant plus que
les grands formats ne tiennent pas sur un bout de table de trente
centimètres. Tout en continuant ses aventures d'auteur de
bande dessinée, il se décarcasse pour faire des expositions
de dessins mais pas des illustrations ou des planches originales
déjà parues dans des livres. Ces dessins, d'abord
faits pour des albums de D.Kelvin, prennent petit à petit
leur autonomie.
Pendant ce temps Jean-Pierre se marie cinq fois,
pour un rendement assez faible de deux enfants. S'il n'y a pas la
quantité il y a au moins la qualité. Une interrogation
subsiste: Où cela va-t-il nous mener ??? Qui vivra verra
et advienne que pourra.
en résumé |