| Expositions
personnelles
2005
Espace culturel, Bétin Poirée, Paris
2001
Galerie Kitanozaka, Kobé, Japon
1998
Galerie Liberal Art, Hiroshima, Japon
1995
Galerie Miyazaki, Osaka, Japon
Galerie Vivant, Tokyo, Japon
1984
Maison des Jeunes et de la Culture, Olivet, France
Galerie de la société Hewlet Packard, Evry, France
1980
Galerie Liberal Art, Hiroshima, Japon
1979
Galerie 21, Tokyo, Japon
Prix
Lauréat de la 7e Biennale d'Ibiza, Espagne
3e prix du 22e Salon international, Madrid, Espagne
Expositions collectives
2007 - 1975
Exposition de l'Atelier 17 et de l'Atelier Contrepoint
(USA, Mexique, Luxembourg, Argentine, Allemagne, Italie, France,
Japon, Angleterre, Colombie, Chine...)
Salon d'Automne, Salon de Mai, Salon Grands et Jeunes, Paris
Biennale internationale de Gravures
(Espagne, France)
The Print Club
(USA, Yougoslavie, Italie, Japon, Grande Bretagne, Suède...). |
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Les gravures de Hideo Honda
A première vue, elles ont l'air de motifs,
quelque chose comme un décor de surface. Mais après
un certain temps, une profondeur émerge, des vibrations apparaissent,
le dessin change et se met paradoxalement à bouger. Que ce
mouvement se passe dans notre œil et non à l'extérieur
ne laisse de provoquer une expérience tout aussi concrète
que celle des trains d'Einstein : est-ce le nôtre qui bouge
ou l'autre ? Aussi longtemps qu'un mouvement, même relatif,
est observé, c'est toujours un mouvement.
Ainsi, l'on commence à considérer
la nature du motif en tant qu'agencement et donc l'état général
de la matière plutôt que l'incident spécifique.
Il s'agit alors d'un aspect de l'abstraction, non de la réduction
de plusieurs aspects en un seul, de l'espèce humaine plutôt
que d'un homme, des éléments plutôt que d'une
rafale de vent ou d'une vague, de la terre plutôt que d'une
colline, du son plutôt que d'une note.
Le principal moyen d'expression de Hideo Honda est
le rythme : répétition d'un élément
donné à intervalles identifiables. Mais à l'instar
des percussions extrêmement sophistiquées de la musique
des peuples dits primitifs, ces répétitions sont perçues
dans un chevauchement de systèmes. Le mouvement se produit,
non par répétition à intervalles réguliers
(statiques quel que soit le schéma temporel) mais selon une
séquence de temps élastique en accélération-décélération.
Son emploi de la couleur pousse encore plus loin
l'analogie avec le rythme, par un jeu de sonorités et dissonances
qui amplifie la structure rythmique.
Ce genre d'œuvre picturale ne se lit pas comme
une affiche par un observateur pressé. Il demande le regard
calme et réfléchi, propre à l'approche orientale
de l'art et de ses œuvres. Il n'y a là rien à
trouver pour le citadin harassé ; mais pour le philosophe
qui cherche à se soustraire au non-sens quotidien, les gravures
de Hideo Honda révèlent des mondes insoupçonnés
de réflexion.
S.W. Hayter (Paris, septembre 1979)
Traduction : Marie Benedic |
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Hideo Honda par Robert Marteau
Il a été dit chez nous que le dieu
Hermès, né de Zeus et de la nymphe Maïa, avait,
à sa naissance, créé la lyre à sept
cordes,
qu'ensuite Apollon voulut et obtint de lui.
Je remémore cette histoire pour signaler
que l'œuvre de Honda se fonde sur le mode vibratoire, celui
de la musique, dont les ondes courent en couleurs comme pour nous
faire entendre le silence habité du monde qui nous contient
et dont nous sommes tissés.
L'œil ici entend, reçoit et choisit,
organise le jeu dont nous jouissons par notre regard. Au-delà
du rectangle imposé se poursuit – et nous le sentons
– la musique visuelle. |