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Hideo Honda
L'Atelier Contrepoint - gravures contemporaines

Africa
Le portfolio

Né en 1944 à Osaka, Japon. En 1974, Il étudie la gravure à l'Atelier 17. Il vit et travaille à Paris.

Expositions personnelles

2005
Espace culturel, Bétin Poirée, Paris

2001
Galerie Kitanozaka, Kobé, Japon

1998
Galerie Liberal Art, Hiroshima, Japon

1995
Galerie Miyazaki, Osaka, Japon
Galerie Vivant, Tokyo, Japon

1984
Maison des Jeunes et de la Culture, Olivet, France
Galerie de la société Hewlet Packard, Evry, France

1980
Galerie Liberal Art, Hiroshima, Japon

1979
Galerie 21, Tokyo, Japon

Prix

Lauréat de la 7e Biennale d'Ibiza, Espagne
3e prix du 22e Salon international, Madrid, Espagne

Expositions collectives

2007 - 1975
Exposition de l'Atelier 17 et de l'Atelier Contrepoint
(USA, Mexique, Luxembourg, Argentine, Allemagne, Italie, France, Japon, Angleterre, Colombie, Chine...)
Salon d'Automne, Salon de Mai, Salon Grands et Jeunes, Paris
Biennale internationale de Gravures
(Espagne, France)
The Print Club
(USA, Yougoslavie, Italie, Japon, Grande Bretagne, Suède...).

 

Les gravures de Hideo Honda

A première vue, elles ont l'air de motifs, quelque chose comme un décor de surface. Mais après un certain temps, une profondeur émerge, des vibrations apparaissent, le dessin change et se met paradoxalement à bouger. Que ce mouvement se passe dans notre œil et non à l'extérieur ne laisse de provoquer une expérience tout aussi concrète que celle des trains d'Einstein : est-ce le nôtre qui bouge ou l'autre ? Aussi longtemps qu'un mouvement, même relatif, est observé, c'est toujours un mouvement.

Ainsi, l'on commence à considérer la nature du motif en tant qu'agencement et donc l'état général de la matière plutôt que l'incident spécifique. Il s'agit alors d'un aspect de l'abstraction, non de la réduction de plusieurs aspects en un seul, de l'espèce humaine plutôt que d'un homme, des éléments plutôt que d'une rafale de vent ou d'une vague, de la terre plutôt que d'une colline, du son plutôt que d'une note.

Le principal moyen d'expression de Hideo Honda est le rythme : répétition d'un élément donné à intervalles identifiables. Mais à l'instar des percussions extrêmement sophistiquées de la musique des peuples dits primitifs, ces répétitions sont perçues dans un chevauchement de systèmes. Le mouvement se produit, non par répétition à intervalles réguliers (statiques quel que soit le schéma temporel) mais selon une séquence de temps élastique en accélération-décélération.

Son emploi de la couleur pousse encore plus loin l'analogie avec le rythme, par un jeu de sonorités et dissonances qui amplifie la structure rythmique.

Ce genre d'œuvre picturale ne se lit pas comme une affiche par un observateur pressé. Il demande le regard calme et réfléchi, propre à l'approche orientale de l'art et de ses œuvres. Il n'y a là rien à trouver pour le citadin harassé ; mais pour le philosophe qui cherche à se soustraire au non-sens quotidien, les gravures de Hideo Honda révèlent des mondes insoupçonnés de réflexion.

S.W. Hayter (Paris, septembre 1979)
Traduction : Marie Benedic

 

Hideo Honda par Robert Marteau

Il a été dit chez nous que le dieu Hermès, né de Zeus et de la nymphe Maïa, avait, à sa naissance, créé la lyre à sept cordes,
qu'ensuite Apollon voulut et obtint de lui.

Je remémore cette histoire pour signaler que l'œuvre de Honda se fonde sur le mode vibratoire, celui de la musique, dont les ondes courent en couleurs comme pour nous faire entendre le silence habité du monde qui nous contient et dont nous sommes tissés.

L'œil ici entend, reçoit et choisit, organise le jeu dont nous jouissons par notre regard. Au-delà du rectangle imposé se poursuit – et nous le sentons – la musique visuelle.

 

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