Michel Macréau (1935-1995)
était affamé de peinture.
Dans sa jeunesse il s'exerce au dessin de cartons
de tapisserie et fréquente l'Académie de La Grande
Chaumière. Sa maîtrise du dessin lui permet de travailler
comme décorateur dans les ateliers de céramique de
Vallauris.
Dans le contexte du début des années
60, où prédominent le Pop Art et le Nouveau Réalisme,
Macréau se consacre pleinement à la peinture, pour
se raconter. Ses expositions rencontrent alors du succès.
Ses peintures, chargées d'obsessions et élaborées
selon une technique particulière, suscitent aussi bien la
fascination que le rejet, tant par le sujet que par l'accumulation
de matière.
Macréau utilisera tous les supports: bois,
meubles, toiles de sacs postaux, draps, murs de la ville…
Son graphisme se rapproche du graffiti urbain dont il garde la force
visuelle et la spontanéité, et donne à sa peinture
un caractère narratif, franc, provocateur, en dehors de toute
convention.
Son œuvre précède la figuration
libre des années 80.
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