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Rémi Blanchard a 10 frères
et sœurs.Sa peinture s'inspire notamment de ces souvenirs d’enfance,
de famille nombreuse, de vacances : camping, caravane, vie de bohême.
Il fait des études de mécanique puis à la fin
des années 1970 s’inscrit à l’École
des Beaux-Arts de Quimper où il y rencontre Bernard Lamarche-Vadel
(professeur de culture générale), Catherine Viollet,
Hervé Perdriolle, Yann Kersalé ou encore Bruno Carbonnet
(étudiants)
Il s’installe au début des années 1980 à
Paris, d’abord dans l’appartement de Bernard Lamarche-Vadel
(rue Charles Divry), puis dans l’atelier de Bernard Frize
et enfin emménage dans son propre atelier situé dans
des anciens entrepôts le long du canal de l’Ourcq. Entrepôts
qui seront réduit totalement à l’état
de cendres à l’occasion d’un incendie détruisant
également sa collection personnelle et toutes ses archives.
Il expose dés 1981 à New York chez Holly Solomon.
New York où il séjournera huit mois en 1985. En 1984,
il fait partie d’une exposition de groupe, précédant
de quelques mois celle organisée par Otto Hahn et Hervé
Perdriolle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
(Figuration Libre “France-USA” (Keith Haring, Jean-Michel
Basquiat, Kenny Scharf, Crash (John Matos), Tseng Kwong Chi, Robert
Combas, François Boisrond, Louis Jammes, Rémi Blanchard,
Hervé et Richard Di Rosa. ARC, Musée d’Art Moderne
de la Ville de Paris, 1984), organisée par Tseng Kwong Chi
au centre d’art contemporain de Pittsburgh, expositions regroupant
artistes français et américains de la même génération
(« New Attitudes, Paris/New York », Scharf, Jammes,
Blanchard, Haring, Tseng Kwong Chi, Dan Friedman, Hervé Di
Rosa et Samantha McEwen, Center for the Arts, Pittsburgh, été
1984).Il est le premier artiste de la figuration libre à
exposer à la galerie Yvon Lambert en 1982. En 1983-1984,
il vit avec Samantha McEwen à New York. De 1982 à
1993, il expose et séjourne régulièrement à
San Francisco (influences de Kerouac, des Beatniks, …) et
au Japon (deux de ses dernières compagnes et muses sont japonaises).
De retour d’un séjour au Japon, il meurt d’une
overdose en 1993 à Paris.
L’œuvre de Rémi Blanchard occupe
une place à part. Si la haute et la basse culture se mélange
allègrement dans son œuvre comme dans celle de ses amis
artistes de la même génération, c’est
l’idée du nomadisme qui caractérise son éthique
et son esthétique. Etrangement, la ville y est absente. Au
mieux elle offre ses fenêtres comme autant de regard ouvert
sur l’ailleurs. Tout comme celle de Miro, l’œuvre
de Rémi Blanchard est autant celle d’un peintre que
celle d’un poète.
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